Published: avr 28 Posted Under: Funk Artiste

CARL CARLTON

Le palmarès quelque peu décousu de Carl Carton est la responsabilité première de Don Robey, patron des disques Duke/Peacock, qui a promené Carlton de studio en producteur dans le but d'en faire une star adolescente.

La voix du jeune garçon impressionne un vosin qui présente Carlton au responsable de Lando Records qui lui fait enregistrer "I Love True Love" en 1965, dans un registre proche de celui d'un autre jeune prodige de la Motor City, ... Mr Stevie Wonder himself !

 La réputation de Detroit n'est plus à faire depuis le succès de l'emblème Motown, incitant les professionnels de toute l'Amérique à s'intéresser aux artistes de soul locaux. Don Robey à Houston recrute Carl Carlton et lance sa carrière avec "Competition Ain't Nothin'" en 1968. Le succès de "46 Drums – 1 Guitar", largement inspiré du Cool Jerk des Capitols, est plus marqué encore puisqu'il entre dans le Top 20 noir à l'automne.

Robey conscient d'être dépassé par les modes, préfère confier son jeune artiste à une succession de producteurs parmi lesquels Leon Huff, Kenny Gamble et Bunny Sigler à Philadelphie, David Crawford à New York, Andre Williams ou encore Mike Terry et Joshie Jo Armstead à Detroit qui donnent au 14 year-old-sensation deux hits Soul avec "Look at Mary Wonder (How I Got Over)" et "Drop By My Place". Dans le sillage des titres comme "I Can Feel It" et "I Won't Let That Chump Break Your Heart", l'aventure Back Beat s'achève en 1973 pour Carlton lorsque Don Robey vend sa compagnie à ABC. La compagnie commence par réunir sur l'album "You Can't Stop A Man in Love" d'anciens titres du chanteur avant de publier "Everlasting Love", un succès du soulman Robert Knight, découvert par Carl Carlton dans la version qu'en a donné David Ruffin des Temptations.

A l'exception de "Smokin' Room" emprunté au groupe Rufus en 1975, les oeuvres de Carl Carlton restent cantonnés dans le bas des classements, ce qui ne l'empêche pas d'enregistrer à Philadelphie, avec les membres du groupe Instant Funk, l'album "I Wanna Be With You" dont est extrait le hit du moment, "Ain't Gonna Tell Nobody (About You)" en 1976. Ce tassement du succès s'explique par les mauvaises relations qui se sont développées entre l'artiste et sa maison de disques au sujet du montant de ses royalties. Carl Carlton s'éloigne même des studios pendant près de deux ans avant de reprendre brièvement du service à la fin de 1977 sur Mercury, cette fois sous la direction de L.J. Reynolds des Dramatics.

Le retour gagnant de Carl Carlton se produit par l'intermédiaire de Leon Haywood. Sur les conseils de son nouveau producteur, Carl entre chez 20th Century et retrouve les charts à la fin du mois d'aout 1980 grâce à une composition de Haywood, "This Feelin's Rated X-Tra", avant de connaître la consécration avec "She's a Bad Mama Jama (She's Built, She's Staked)". Carlton place l'album qui accompagne son hit, "Carl Carlton", comme disque d'or.

Trois ans plus tard, Carl est passé chez Casablanca lorsqu'il réalise "Private Property" avec l'appui des Bar-Kays et de leur producteur Allen Jones dont c'est l'un des derniers projets. Les ventes sont décevantes et Carl Carlton, abandonné par Casablanca, disparaît progressivement du devant de la scène et n'à refait surface qu'en 1994 avec l'album "Main Event".

Link : https://www.facebook.com/Carl-Carlton-177497559822/

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